Khatami a pris la meilleure décision possible
"Lorsque, en janvier dernier, Khatatni avait affirme que lui 'ou' Moussavi se présentera à la présidentielle, personne ne pensait que ce serait lui ET Moussavi", ironise le quotidien Sedaye-e Edalat. Le journal rappelle que Khatami avait courtoisement demandé à Mir Hossein Moussavi s'il souhaitait être le candidat du camp réformateur. Devant le refus de ce dernier, Khatami avait donc confirmé sa candidature "à contrecœur "Quelle surprise alors Je voir Moussavi déclarer cinq semaines plus tard qu’il se lançait dans la bataille !" commente le quotidien
Le camp réformateur a-t-il encore une chance de battre le président sortant, Mahmoud Ahmadinejad, le 15 juin prochain ? Depuis que Mohammad Khatami a annoncé le retrait de sa candidature, mardi 17 mars, la presse progressiste de Téhéran n'y croit plus. L'ancien chef de l'Etat, qui a dirigé le pays de 1997 à 2005, s'était lancé dans la course à la présidentielle le 9 février dernier. II apparaissait comme le candidat le mieux placé pour empêcher l'ultraconservateur Ahmadinejad d'être réélu pour un deuxième mandat de quatre ans. Mais une attaque venue de son propre camp a mis fin à ses ambitions. Un autre réformateur, Mir Hossein Moussavi, a en effet présenté sa candidature le 9 mars dernier. Mohammad Khatami a donc choisi de lui apporter son soutien, pour préserver l'unité de son camp.
"Lorsque, en janvier dernier, Khatatni avait affirme que lui 'ou' Moussavi se présentera à la présidentielle, personne ne pensait que ce serait lui ET Moussavi", ironise le quotidien Sedaye-e Edalat. Le journal rappelle que Khatami avait courtoisement demandé à Mir Hossein Moussavi s'il souhaitait être le candidat du camp réformateur. Devant le refus de ce dernier, Khatami avait donc confirmé sa candidature "à contrecœur "Quelle surprise alors Je voir Moussavi déclarer cinq semaines plus tard qu’il se lançait dans la bataille !" commente le quotidien. Premier ministre de 1981 à 1989, Moussavi bénéficie d'une image positive pour avoir su gérer le pays au plus fort de la guerre contre l'Irak, mais il n'a pas occupé de fonction politique majeure depuis. "Mmasavi part avec un handicap, car sa démarche a totalement manque de moralité , note le quotidien Hammihan. "Après s'être comporté de la sorte vis-à-vis de Khatami, il n'est pas certain que Mir Hossein Moussavi réussisse à mobiliser toutes les voix du camp réformateur." Beaucoup de partisans des réformateurs pourraient choisir de voter pour l'ancien président du Parlement Mehdi Karoubi un autre candidat modère.
"La décision de Khatami est lourde de conséquences pour l'avenir du peuple iranien", commente Mohammad Ali Abtahi, proche conseiller de l'ancien président, dans le webzine Tagheer. "Comme l’ont montré ses premiers mee¬tings de campagne, à Chirac par exemple, où il a été accueilli triomphalement khatami reste le plus rassembleur dans le camp réformateur. Son retrait est une véritable déception", écrit-il Jugeant toutefois que Khatami a pris la meilleure décision possible d'un point de vue moral. Dans sa situation, il n'avait pas d'autre choix, les deux autres réformateurs ayant refusé de se retirer en sa faveur. Khatami a cherché à éviter que ne se répète le scénario de 2005, où aucun candidat modéré n'avait été capable de rassembler son camp.