Mir hossein Moussavi est devenu un héros populaire
« C'est une histoire folle, cet homme du sérail.fils de la révolution, premier ministre sage et zélé est poussé par une vague plus grande que lui. Il est devenu malgré lui un héros populaire », disait encore Seraj Mirdamadi
LE MONDE LUNDI 22 JIUN 2009
Ali khamenei menace d'écraser la contestation
Téhéran s'est réveillé, samedi matin 20 juin,dans uneeffer-vescence fébrile : que faire ? La veille, après six jours de contes-talion violemment réprimée et de marches pacifiques dans les rues, pour réclamer de nouvelles élections présidentielles, le Guide suprême, Ali Khamenei. a enfin parlé, lors de la grande prière du vendredi. Et son discours est sans ambiguïté : « Les élections se décident dans les urnes, pas dans la rue. M. Ahmadinejadest réélu. »
Lesfraudesdénoncéeslorsdece scrutin massif (63 % des voix) ?Les irrégularités ? Même les appels à une juste remise à plat des résultats de la part de Mir Hussein Moussavi et Mehdi Karoubi, les deux candidats soutenus par les réformateurs ? Ali Khamenei a tout balayé. Mieux, délaissant son rôle d'arbitre..il a mis tout son poids derrière M. Ahmadinejad « celui dont les options politiques sont les plus proches de moi ».
Enfin, il a fixé la ligne rouge à ne pas dépasser . toux ceux qui contestent sont contre la République islamique et son Guide. Et au-delà de la vieille rhétorique révolutionnaire des débuts (« le complot des arrogantes puissances étrangères »). le rappel à l'ordre était déjà une lourde menace. « En cas d'effusion de sang vous serez
responsables ! » Un appel à se soumettre d'une violence contenue inouïe. « C'est un feu vert à la répression donné aux forces de sécurité, les milices de bassidji, les unités spéciales! commentait à chaud le journaliste iranien Saraj Mirdamadi. une justification préalable à tout bain de sang. Le Guide est prêt à tout pour briser la contestation. "
Contestation plurielle
Que feraient justement ces centaines de milliers d'Iraniens qui dans tout le pays, avait espéré-un geste du Guide ? Dans la stupeur générale qui a suivi le discours, Mehdi Karoubi a fait publier sur son journal, Etemad-e-melli, une lettre ouverte très dure, adressée au Conseil des gardiens qui supervisent les élections, mais dont le contenu s'adressait à M. Khamenei. Il n'y remettait pas en cause la marche pacifique prévue l'après-midi même à 16 heures, place de la Révolution, et qui devait mener jusqu'à la place de la Liberté, comme lundi dernier lors de la grande manifestation qui aurait rassemblé 3 millions de personnes (selon la mairie de Téhéran). Marche à laquelle doivent prendre part l'Association'des religieux combattants (modérés) ainsi que Mir Hossein Moussavi Sur le sïte de sa femme, Zarah Rahnavard, qui depuis la campagne électorale se tient à ses côtés, à 4 heures du matin, un panneau vert et noir confirmant le rendez-vous est apparu.
Et ce malgré, l'« avertissement » que constituent les nouvelles arrestations effectuées dans la
soirée. Et pas des moindres, puisqu'on! été interpellés à leur domicile trois des principaux dirigeants du parti Kargozaran « Les bâtisseurs » proche de l'ancien président Ali Akbar Hachemi Rafsandjani ; MM. Ghoutchan ; Bakh-che Zandjani et Aghai. Face à la
mobilisation et aux manœuvres d'intimidation des miliciens qui, cette fois armés de kalachnikov et de casques anli-émeutes, et non plus seulement de gourdins, bloquaient les grands axes de la ville dans la soirée, les cris de « Allah Akbar, Dieu est grand » ont repris.
C'est le moyen par lequel les révolutionnaires en 1979 contestaient le chah, en criant sur les toits. Ces cris étaient si forts vendredi, ont raconté des témoins, que des miliciens ont tiré en l'air pour tes faire taire, notamment au nord-est de Téhéran. Certaines de ces invocations à la justice de Dieu étaient entrecoupées de cris nouveaux : Ya Hussein (Imam martyr des chiites) et Ya Mir Hussein Moussavi, vive Hossein, vive Mir Hossein ». L'ex-premier ministre et candidat malheureux déjà assimilé à un martyr ? « C'est une histoire folle, cet homme du sérail.fils de la révolution, premier ministre sage et zélé est poussé par une vague plus grande que lui. Il est devenu malgré lui un héros populaire », disait encore Seraj Mirdamadi. Et un ana-lyste iranien réformateur ajoutait au téléphone : « La journée sera décisive. SI M. Moussavi n'annule pas tout, on risque une tuerie, mais en même temps, dans la rue, c'est un vrai mouvement de contestation plurielle au sein de la société qui se crée, ils se compteront ce soir. L'autre solution serait de temporiser et ilefair^grandircet embryon de mouvement. Mais il n'y a aucun parti, aucune structure pour l'abriter. C'est insoluble. Et j'ai peur que les Iraniens ne soient pressés. » •
Marie-Claude Decamps
LE MONDE LUNDI 22 JIUN 2009
p 6
Comments
سلام
یک سری از مطالبتون رو خوتدم
واقعا یه سری اطلاعات خوب والبته مفید به دست آوردم
Posted by: سمیرا | juillet 4, 2009 12:45 AM
سلام علیکم
اگر با دکتر سروش ارتباط دارید بفرمائید در صفحه ی
گفتگوي بي بي سي با عبدالكريم سروش و عطاءالله مهاجراني
در وبسایت ایشان، منتشر شده است
تبخص الناس
در حالی که صحیحش
تبخسوا الناس
است. با توجه به این که قسمتی از آیه ی قرآن است، شاید تصحیح آن از دید دکتر سروش ضروری باشد.
قربانت.
Posted by: سیدعباس سیدمحمدی | juillet 7, 2009 10:59 PM