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La révolution stérile

Dans la plupart des révolutions dans l’histoire de l'humanité, les enfants de grands révolutionnaires et des combattants de la première génération prennent leur distance avec l’idéologie et la conduite de leurs ainés. A titre d’exemple, nous pouvons parler de Joseph Staline dont la fille est partie aux Etats-Unis, et sa résistance aux ides révolutionnaire de son père; de même la fille de Daniel Ortega qui révéla la vraie nature du leader révolutionnaire des Sandinistes nicara-guayens. Ce phénomène n’est pas certainement pas unique à la révolution de 1979 en Iran.

Dans la plupart des révolutions dans l’histoire de l'humanité, les enfants de grands révolutionnaires et des combattants de la première génération prennent leur distance avec l’idéologie et la conduite de leurs ainés. A titre d’exemple, nous pouvons parler de Joseph Staline dont la fille est partie aux Etats-Unis, et sa résistance aux ides révolutionnaire de son père; de même la fille de Daniel Ortega qui révéla la vraie nature du leader révolutionnaire des Sandinistes nicara-guayens. Ce phénomène n’est pas certainement pas unique à la révolution de 1979 en Iran.

Trente ans après la victoire de la révolution en Iran, et notamment depuis la crise provoquée par la fraude électorale et l'émergence du mouvement de contestation désigné sous le nom de « mouvement Vert », il paraît nécessaire d'étudier ce phénomène

Pour ce faire, on peut distinguer les quatre catégories suivantes :

La première : les enfants de grands révolutionnaires qui s'opposaient directement à la théorie de velâyat-e faqih et à l’islam politique; ils étaient avant même février 1979, membres des groupes de gauche ou de l’organisation des Mojaheddins du peuple iranien. Après le mois de juin 1981, ils sont arrêtés, exécutés ou obligés de quitter le pays.

Parmi ceux (de ce titre) qui furent exécutés, on peut citer le fils de L’Ayatollah Mechkini, ancien président de l’assemble desexperts et le fils de l’Ayatollah Mohammadi-Gilani, ancien procureur du tribunal révolutionnaire et le fils de Hojatoleslam Hassani, représentant du guide dans la région de l'Ouest Azarbaijan.

Le deuxième groupe est constitué par ceux qui, après la guerre Iran-Iraq, à la fin de la première et au début de la seconde décennie de la révolution, sont attirés par les activités commerciales en bénéficiant des recommandations de leurs pères. Par exemples le fils de l’Ayatollah Yazdi, le fils de l’Ayatollah Vaez Tabassi et celui de M. Nategh Noori, l’ex-chef du parlement.

Le troisième groupe comprend ceux qui sont d’accord avec l’idéologie et le discours du régime, mais pas nécessairement avec le comportement des hommes au pouvoir; ils expriment leurs critiques par un langage qui s'approche de celui des opposants au régime.

Certains d'entre eux sont devenus des réformistes et d’autres des conservateurs modérés.

En tète de cette catégorie on peut citer les enfants et les petits-enfants de l’Ayatollah Khomeini fondateur de la République islamique, les enfants de l'Ayatollah Beheshti, l'ancien chef de la justice ( Ali-reza et Mohammad-reza) et les fils de M. Mottahari, grand idéologue de la République islamique, ainsi que Mofatteh, Radjaii et les autres grands martyrs pro-régime.

La quatrième catégorie consiste en ceux qui sont d’accord avec l'idéologie et qui soutiennent les dirigeants du régime dans la pratique. Les enfants de l’Ayatollah khamenei, guide suprême, sont dans cette catégorie, à l’exception de son troisième fils (Mohsen), qui est le beau-frère de la famille de Kharazi.

Sans aucun doute, le quatrième groupe constitue une minorité : la majorité des personnes cités ci-dessus soit ont pris leur distance avec l’idéologie de leurs pères, soit les critiquent dans leurs comportements et leurs actions.

On pourrait ainsi voir cette révolution comme une révolution stérile, car les leaders et les grandes figures révolutionnaires, notamment les religieux connus, n’ont pu inculquer à leurs enfants l'idéologie révolutionnaire.

En examinant ces groupes de plus près, on peut distinguer les principales raisons de du clivage entre les pères et les enfants ;

La différence de générations
L'influence les médias dans le monde moderne
Le rôle différent des révolutionnaires dans la famille
Le changement dans « l’atmosphère » mondiale
Sans aucun doute, après les religieux révolutionnaires, les pasdarans sont les plus fidèles aux valeurs de la révolution islamique, par contre les enfantes de ces dernières, en majorité, ne suivent pas les opinions de leurs pères.

On peut citer comme exemple, Ahmad Rezaei, le fils de Mohsen Rezaei, ancien commandant du sepah (les Gardiens de la Révolution) qui s’est exilé en 1999 aux Etats-Unis avec sa petite-amie, et faisant beaucoup de propagande contre l’autorité dans les médias occidentaux.

Le régime islamique d’Iran, paraît totalement incompétent ainsi que le discours de l’islam révolutionnaire et la théorie de Velayate-Faghih, notamment après les événements et les contestatations depuis juin 2009. Cet incompétent a été clairement mis au jour après les doutes et les révisions de plusieurs dirigeants connus.

Messieurs Akbar Hashemi-Rafsanjani, Mehdi Karoubi, Mir Hossein Moussavi et Seyed Mohammad Khatami, ont chacun occupé les postes les plus importants à la tète de régime ces trente dernières années, mais aujourd’hui, ils contestent les répressions violentes de la population destinées à soutenir le guide suprême; et cela est le facteur essentiel aux hauts niveaux incompétent en Iran.

Vendredi 7 mai 2010

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